Le coût des traitements anticancéreux

Chaque chose a un coût, et les traitements médicaux pour guérir le cancer ne dérogent pas à la règle. En 2014, l’enveloppe mondiale s’est élevée à 100 milliards de dollars, et connaît une hausse constante de l’ordre de 6 à 8 % par an. Ce chiffre se rapporte essentiellement aux dépenses de pharmacie et n’inclut pas les coûts des prestations, des immeubles, des équipements et de leur maintenance. Ces chiffres ont été élaborés par un cabinet d’oncologie réputé. La part des médicaments contre le cancer se monte à 10,8 % des dépenses médicamenteuses du monde. Ces chiffres se justifient notamment par les résultats positifs qu’ils apportent aux malades.

Les États-Unis sont les plus grands consommateurs avec un peu plus de 42 %, suivis d’assez près par les pays d’Europe occidentale (Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne, Italie). Ces coûts qui sont très élevés résultent de plusieurs facteurs, dont la hausse du prix des médicaments, les mécanismes de calcul des prix et les critères de remboursement des médicaments par les assureurs.natural-medicine-1738181_960_720

À titre d’exemple, le coût par patient de la nouvelle molécule « Keytruda » pour traiter les mélanomes s’élèverait à 100 000 €. Les professionnels justifient ces coûts par ceux de la recherche qui finissent par se répercuter en partie sur les malades. Certains médicaments de chimiothérapie, malgré le prix, représentent un gain d’efficacité pour les patients qui peuvent se soigner à domicile. Dans certains pays, ces prix élevés ont simplement poussé les organismes de sécurité sociale à exclure le remboursement de ces produits.

Les associations estiment que le prix des médicaments peut être abaissé, s’il est fixé selon le coût de revient réel, et non en tablant sur le pouvoir d’achat des patients. Le prix de certains médicaments est multiplié par 100, selon que le pays est riche ou non. D’autre part, certaines molécules très efficaces se vendent nettement au-dessus de leur prix de revient. Certains professionnels et même des industriels préconisent de lancer un débat pour clarifier toutes ces questions au profit des malades.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *